lettre mensuelle

lettre mensuelle envoyée par association apis campus uns valrose

février 2016

Newsletter category: 
Chers adhérents, futurs adhérents ou sympathisants,
 
Vous trouverez ci-joint notre lettre mensuelle du mois de février qui figurera également sur notre page Facebook : https://www.facebook.com/Apis-Campus-UNS-Valrose-1470437049931460/ et sur notre nouveau site web apiscampus.unice.fr .
 
Bonne lecture à tous !
 
L’équipe d’Apis Campus
 
 
 
Association Apis Campus
Institut de Biologie Valrose (iBV)
Université Nice Sophia Antipolis
Parc Valrose, Bâtiment des Sciences Naturelles, Niveau 3
06108 Nice cedex 2, FRANCE

Tel : 06 66 27 12 62 (Benoit) ou 06 07 43 52 81 (Laurent)
Fax : 04 92 07 61 70
mail : apis.campus@unice.fr
https://apiscampus.unice.fr/
https://www.facebook.com/Apis-Campus-UNS-Valrose-1470437049931460/
 
 
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Lettre mensuelle  du mois de février 2016.
 
Ce mois de février a été particulièrement calme sur le plan apicole mais riche en événements.
 
Comme vous l’aurez peut-être appris par la page facebook, Apis Campus a désormais un site internet (http://apiscampus.unice.fr).
Crée et administré avec une grande virtuosité par Marie-Jo (informaticienne au laboratoire CNRS i3S à Sophia Antipolis et membre de l’association), le site est référencé sur les moteurs de recherche. Les membres de l’association recevront bientôt un identifiant et un mot de passe pour contribuer à son développement en ajoutant des documents (photos, articles,…) et en participant à un espace de discussion s’ils le souhaitent.
 
Certains d’entre vous le savent déjà, nous avons installé une ruche connectée à Valrose. Depuis le 4 février, le module de connexion, gratuitement mis à notre disposition par Melixa, permet d’obtenir deux fois par jour par les mesures de températures intérieure et extérieure, du poids de la ruche, des entrées et sorties des abeilles et de la pluviométrie. La ruche a très bien fonctionné pendant 15 jours avant d’interrompre la transmission d’informations pendant 10j. L’emplacement que nous avons choisi pour le rucher a l’avantage d’être ombragé ce qui est un inconvénient pour une alimentation électrique par des panneaux solaires. Quelques jours de mauvais temps ont eu raison de la batterie et plongé le système dans un mutisme profond. En début de semaine, nous avons reçu un signal et depuis l’enregistrement des données et leur transmission sont opérationnels. Nous avons contacté Melixa pour tenter d’obtenir des panneaux supplémentaires que nous pourrions relier au système en cas de besoin et soutenir la charge. Toutes les données enregistrées sur cette ruche seront bientôt consultables sous forme de graphiques interactifs (il sera possible de zoomer sur une période pour avoir le détail des paramètres affichés) sur le site de l’association (txs to MJ).
Deux des données les plus intéressantes transmises par cette ruche sont l’activité des abeilles (leurs entrées et sorties)et le poids de la ruche. Ce dernier indicateur, nous a permis de réagir rapidement lorsque deux des ruches ont atteint un poids critique signifiant un manque inquiétant de nourriture (22 kg). Soucieux de n’en léser aucune (nous tâchons d’être de bons parents), nous avons donc choisi de nourrir l’ensemble des ruches avec un sirop composé d’un tiers de glucose, un tiers de saccharose et un tiers de fructose. Nous avons placé ce sirop dans des sacs en plastic scellés au-dessus des cadres et nous les avons percés avec une aiguille afin que des abeilles puissent l’utiliser. Cette méthode est pratique pour nourrir les abeilles dans l’urgence car elle ne nécessite pas de nourrisseur.
 
Suite à l’émission de France Culture sur les ruches de biodiversité dont nous vous avons transmis le lien, nous avons décidé d’installer une ou plusieurs ruches de biodiversité dans le rucher. Une ruche de biodiversité est un réservoir d’abeille qui se développe sans l’intervention de l’apiculteur qui sommeille. Après son installation, elle ne sera plus manipulée, ni ouverte ou traitée. Le miel qui est produit répond au besoin des abeilles et n’est pas récolté. La seule intervention tolérée est un nourrissage de soutien si la colonie est en péril. De plus, et c’est tout l’intérêt de l’entreprise, la colonie essaime naturellement pour entretenir le brassage génétique et la dispersion géographique nécessaires à la propagation de l’espèce.
Pour terminer sur cette série de rebondissements, nous avons été contactés en début de semaine par la société Norsys, qui, par l’intermédiaire de sa fondation, finance des projets associatifs dédiée à l’environnement. Le projet que nous leur proposons va consister à comparer grâce aux modules de connexion Melixa le développement de colonies installées dans une ruche de production et deux ruches de biodiversité connectées, une ruche tronc et une ruche en osier. Leur financement serait essentiellement investit dans l’achat de deux nouveaux systèmes, aussi, si certains d’entre vous ont à la cave ou au grenier, un panier en osier de 50 cm de hauteur et 40 cm de diamètre qui n’est plus utilisé, nous pourrions vous en débarrasser et le(s) transformer en ruche(s).
Les visites de printemps commenceront très probablement dans la deuxième partie du mois de mars. Nous ne manquerons pas de vous tenir informés pour que nous puissions nous retrouver autour des ruches.
 
N’hésitez pas à nous contacter pour nous faire part de vos questions, de vos suggestions ou de vos critiques.
 
 
 A bientôt,
 
L’équipe d’Apis Campus.
 
Ps : Jeudi 10 mars 2016, Apis Campus participera au séminaire sur le frelon asiatique qui se déroulera au centre administratif de Nice. Si vous souhaitez y participer, contactez nous rapidement et nous vous ferons parvenir le formulaire d’inscription gratuite.
 
 

janvier 2016

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Lettre mensuelle janvier  2016 :
 
Si janvier est sensé être le mois le  plus froid de l’année, autant dire que nous n’auront pas d’hiver. En conséquence, les abeilles n’ont quasiment pas interrompu leur activité et sans doute consommé une bonne partie de leurs réserves de miel. Pour nous en assurer, nous les pèserons à la prochaine visite et nous les nourrirons si besoin (cf lettre de déc 2015).
 
Au cours du mois, nous ne sommes quasiment pas intervenus sur les ruches, à l’exception d’un rapide coup d’œil au couvain qui nous a permis de constater que les reines semblent ne pas avoir interrompu leur ponte cette année, et d’un réaménagement du rucher. Profitant d’une vingtaine de parpaings tombés du ciel, nous avons installé de nouveaux supports à une cinquantaine de cm en avant des anciens pour y installer les ruches. Les plus avisés d’entre vous auront déjà flairé qu’une règle séculaire se dissimulait sous ce gras typographique : comme vous le savez surement, l’abeille est casanière. Elle retourne à sa ruche sans hésitation à la condition que celle-ci n’ait pas été déplacée de plus d'une cinquantaine de cm. Au delà, elle n’est pas capable de la trouver et reste en vol à l’emplacement de son ancienne demeure. C’est ainsi que pour déplacer une ruche de 10m, il faudrait compter 20 jours et presqu’une année pour un périple de 150m… Heureusement, pour l’apiculteur, des abeilles libérées à un nouvel emplacement, identifient instinctivement la position de leur ruche (par rapport au soleil) si celle ci a été maintenue dans l’obscurité pendant un minimum de 24h.
 
Dans notre cas, la distance a parcourir n’était pas plus grande que les fatals 50cm et l’espace à l’arrière des ruches, désormais plus confortable, permettra aux apiculteurs de l’association de travailler en groupe sans se gêner. Les anciens supports serviront à poser les ruches que nous installerons au printemps à la faveur de l’enruchement des essaims et des divisions.
 
Pour ce que concerne les traitements, nous procèderons très bientôt au traitement des Varroas à l’acide oxalique (vous avez dû recevoir un mail hier au sujet de cette intervention). C’est un traitement d’hiver, complémentaire du traitement à l’acide formique et au thymol. Il se pratique en hiver car en théorie, à cette période, la reine arrête de pondre donc les varroas ne peuvent pas coloniser les cellules de couvain operculé, ce qui rend le traitement plus efficace car aucun varroa n’y échappe (voir lettre du mois nov. 2015).
 
Voici les modalités du traitement :
 
RECOMMANDATIONS POUR LES TRAITEMENTS PAR DÉGOUTTEMENT À L'ACIDE OXALIQUE 

Composition de la solution :
  35 g d'acide oxalique dihydrate (25g si on a de l’a.o. anhydre) dans 1 litre de sirop de sucre 1:1 (env.600gr de sucre + 0.6l d’eau pour faire 1l de sirop 50:50)
 
Quantité de solution :
  30 ml par petite colonie
  40 ml par colonie moyenne
  50 ml par colonie forte
Ceci correspond à 5 - 6 ml par cadre Dadant occupé par les abeilles.

Moment du traitement :
  En absence de couvain (décembre-janvier)
Remarques :
  n'effectuer qu'une seule application par hiver.
  déverser la solution entre les cadres, directement sur les abeilles.
  traiter avec une solution tiède.
  la température ambiante lors du traitement doit être supérieure à 0° C.
  n'utiliser qu'une solution fraîchement préparée ou conservée à une température maximale de 15° C pour une période n'excédant pas 6 mois.
  le dégouttement de la solution d'acide oxalique peut, dans certaines conditions, occasionner un léger affaiblissement des colonies au printemps.
  L'application de l'acide oxalique par pulvérisation est mieux tolérée (30 g AO dihyd / litre eau, 3-4 ml par face de cadre occupée par les abeilles; description de la méthode par pulvérisation et résultats dans [4]).
  lors du traitement, porter des gants et des lunettes de protection.
 
Pour occuper les mornes et longues soirées d’hiver, nous vous invitons à consulter ces quelques liens que nous avons trouvés intéressants :
-          Le site Apiservice  http://www.apiservices.com/_menus_fr/index.htm?menu.htm&0  est l’un des plus complets. Il recense aussi bien les fournisseurs de matériel d’apiculture que les références bibliographiques et vous y trouverez un excellent forum sur lequel de nombreux sujets sont débattus et des problèmes résolus.
-          Pour ceux qui s’intéressent aux ruches Warré, le site http://www.ruchewarre.net/  est très bien documenté.
-          Une dizaine de vidéos pratiques sont proposées par la société Icko https://www.youtube.com/watch?v=a6EduW0rCcg&list=PLBh68Avq1dvbXrVc5cuvOmFzYs9gLk8EN
-          Enfin, il existe de très bons livres sur l’apiculture dans les Bibliothèques de l’Université http://bibliotheque.unice.fr/ressources/presentation-des-ressources/ mais également dans les bibliothèques municipales. Parmi les ouvrages de références, vous trouverez « Apiculture » de Pierre Jean-Prost et le Traité Rustica de l’Apiculture.
 
Bonnes nouvelles:
  • Grâce à Léonardo Lizzi et Fabien Ferrero du LEAT (CNRS), nous avons établi une collaboration avec la Startup Italienne Melixa (que nous remercions encore) http://industrio.co/portfolio/melixa/, spécialisée dans les ruches connectées, et reçu de leur part, le module autonome alimenté à l’énergie solaire qui permet de mesurer le nombre d’abeille qui entre et sort de la ruche, son poids, les températures intérieure et extérieure ainsi que la pluviométrie. Ces données sont transmises en temps réel sur un serveur à l’accès réservé. Nous connecterons l’une de nos ruches dans les jours prochains et dès que possible nous vous transmettrons les codes d’accès pour suivre la vie trépidante de nos abeilles. Les informations seront utilisées par nos collègues enseignants comme support à la réalisation d'un projet pédagogique autour de l’abeille. 
 
  • Le collège Matisse poursuit les démarches nécessaires à l'installation du rucher au printemps : l’emplacement idéal est en cours d’aménagement et le matériel a été commandé.
 
  • Nous avons le plaisir de vous annoncer officiellement que le projet Apis Campus a été retenu par le jury des Trophées de l’environnement de la Ville de Nice.
 
  • Nous tenions également à manifester notre reconnaissance à l’ensemble des membres et sympathisants qui ont bien voulu, bravant la distance pour certains et les obligations parentales pour les autres, nous faire la joie de leur présence le 21 janvier 2016, lors de la réunion que nous avons organisée à la faculté des sciences. Au cours de cette réunion, nous avions sollicité votre aide pour la réalisation du site internet de l’association. Marie-Jo Quintard du laboratoire I3S de UNS, s’est portée volontaire pour accomplir cette tâche. Nous la remercions chaleureusement car à cette heure, le site apiscampus.unice.fr ou apis-campus.unice.fr, est fonctionnel (bien qu’en cours de construction) et devrait être référencé sur les moteurs de recherche très prochainement.
 
N’hésitez pas à nous contacter pour nous faire part de vos questions, de vos suggestions ou de vos critiques.
 
 
 A bientôt,
 
L’équipe d’Apis Campus.
 
 
 
Association Apis Campus
Institut de Biologie Valrose (iBV)
Université Nice Sophia Antipolis
Parc Valrose, Bâtiment des Sciences Naturelles, Niveau 3
06108 Nice cedex 2, FRANCE

Tel : 06 66 27 12 62 ou 06 07 43 52 81
Fax : 04 92 07 61 70
mail : apis.campus@unice.fr
https://www.facebook.com/Apis-Campus-UNS-Valrose-1470437049931460/
 
 

décembre 2015

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lettre mensuelle de décembre 2015

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, un hiver doux n’est pas une bonne chose pour les abeilles. Plutôt que de réduire leur activité et profiter de la température agréable de la ruche, les abeilles dépensent leur énergie (fournie par le miel) en sorties inutiles puisqu’à cette époque, malgré la floraison constatée du romarin, il n’y a plus rien à butiner.

Il en résulte une surconsommation des réserves de miel constituées par les abeilles et de celle que nous avions pris la précaution d'introduire dans les ruches (environ 8 kg/ruche) en prévision d'un hiver ordinaire. 
Pour contrôler les réserves, l’association a fait l’achat d’un peson .
Son utilisation consiste à placer le crochet sous un seul côté de la ruche et soulever alors que le côté opposé reste en appui sur son support. La valeur indiquée est multipliée par 2 pour obtenir le poids de la ruche. Voirhttp://www.abeille-et-nature.com/index.php…


Cette pesée a mis en évidence des disparités importantes entre les 5 ruches, la plus lourde (colonie la plus forte) pèse 40kg et la plus légère 25kg…

Pour pallier au déficit de réserves dans les ruches les moins garnies et pour que les colonies passent l’hiver sans une mortalité excessive, nous avons nourri, fin décembre. Le nourrissement, ciblé ou systématique, est une technique très courante qu’il est préférable de réaliser avec du miel. A cet effet, une partie de la production devrait lui être consacrée lors de la récolte. Ne disposant pas de réserve stratégique, nous avons apporté aux abeilles un sirop de sucre lourd (dissoudre 2,5kg de sucre/litre d’eau ou de tisane thym-romarin-mélisse, encore chaude, ajouter un verre de vinaigre de cidre et une c. à soupe d’eau de javel (optionnel) destiné à être stocké. Ce sirop présente l’inconvénient de cristalliser lorsque la température devient trop basse. Il devient moins facile à utiliser par les abeilles et risque de moisir. Lorsqu’il fait froid (et que cela s’avère nécessaire au sortir de l’hiver par exemple) il sera préférable de nourrir avec du candi commercial. Il est à noter qu’un sirop de sucre plus faiblement concentré (1kg/L) peut être utilisé en début et en fin de saison (printemps et automne) pour stimuler la ponte de la reine et favoriser l’accroissement du nombre d’abeille dans la colonie.

Voir les sites suivant pour d’autres conseils http://www.mathieua.fr/blog/le-nourrissement/…http://www.apiservices.com/…/ar…/nourrissement_hivernage.htmhttp://apiculture.beehoo.com/aout-2012-a-propos-du-nourriss… .

Il est bien évident que le nourrissement doit être réservé aux ruches en danger de disette. En aucun cas il ne doit être pratiqué au moment des miellées au risque de nuire gravement à la qualité du miel.

Nous allons poursuivre le nourrissement (sirop lourd ou candi) jusqu’à ce que les ruches les moins pourvues pèsent plus de 30kg.

Le traitement d’automne au thymol (voir http://adaprolr.adafrance.org/…/outil…/thymolconseil2010.pdf ainsi que la lettre d’octobre pour les détails) contre le Varroa Destructor débuté fin octobre a porté ses fruits puisque nous sommes actuellement sur des valeurs de chute naturelle tout à fait tolérables (env. 1 varroa/j pour la ruche la plus atteinte). Néanmoins, dés lors que nous n’observerons plus de couvain (anormal à cette époque), nous débuterons le traitement à l’acide oxalique. Pour les détails sur les traitements contre le varroa, nous vous invitons à consulter les lettres d’octobre et novembre disponibles sur la page Facebook de l’association.

Côté prédateurs, les frelons asiatiques ont maintenant totalement disparu du rucher….enfin ;-D

Encore une fois, si certains d’entre vous ayant adhéré récemment n’ont pas encore vu le rucher et souhaitent le visiter, n’hésitez pas à nous contacter pour qu’on l’organise. Il sera toujours envisageable de profiter d'une belle journée ensoleillée pour vérifier l'état de la colonie et des réserves ainsi que l'éventuelle présence de couvain.

L’association Apis Campus a été invitée le samedi 5 décembre à participer au colloque des Médecines Complémentaires Non Conventionnelles à la faculté de médecine de Nice http://omnc.unice.fr/?page_id=241. Nous y avons animé un stand pour informer sur l'importance de l'abeille dans notre environnement, les dangers qui la menacent et les vertus de l'Apithérapie. Les interactions avec le public et l’organisation du colloque ont été très intéressantes et la perspective de créer un rucher à vocation "thérapeutique" a été évoquée avec quelques médecins…. Affaire à suivre.

N’hésitez pas à nous contacter si vous avez des questions.

A bientôt,

L’équipe d’Apis Campus.

novembre 2015

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Lettre mensuelle novembre 2015 :

Avec l’arrivée de l’hiver l’activité des abeilles se fait de plus en plus discrète. Néanmoins, lorsque le soleil frappe les ruches de ses rayons, c'est-à-dire entre 11h et 14h, les abeilles sont presque aussi actives qu’en été. ;-D (voir ci-sessous).

Le traitement d’automne au thymol (http://adaprolr.adafrance.org/…/outil…/thymolconseil2010.pdf ainsi que la lettre d’octobre pour les détails) contre le Varroa Destructor débuté fin octobre est à présent terminé. Les résultats sont très satisfaisants puisque le niveau d'infestation des deux ruches les plus contaminées est passé de 300 à moins de 5 varroas par jour (plateau grillagé muni d’une plaque permettant le comptage) en 6 semaines de traitement. Seule une ruche présente encore des taux > à 10 varroa/j ce qui nécessitera de poursuivre le traitement quelques jours.

Les plus avisés d'entre nous, et bientôt les mieux informés, demanderont pourquoi cesser le traitement puisqu'il subsiste encore des parasites?
Le facteur majeur limitant l'intérêt de ce traitement est la chute de la température extérieure. Trop basse, celle-ci ne permet plus au thymol d'être pleinement actif.
Par ailleurs, comme cela est illustré dans le schéma attaché.

(et pour plus de détails concernant la biologie du varroa,http://www.beekeeping.com/articles/fr/vandame/vandame1.htm ), les varroas sont pondus dans une alvéole occupée par une larve d'abeille et remplie de bouillie nourricière. Devenus adultes après seulement 8j (le cycle de l'abeille compte environ 21j), les varroas restent séquestrés et se reproduisent dans l'alvéole jusqu'au moment où la nymphe devenue imago (jeune abeille) déchire la cire d'operculation et permet leur dissémination dans la ruche. Or, en cette saison la reine a normalement arrêté de pondre et les varroas subsistants ne parasitent plus que les adultes.
Enfin, il arrive d'observer durant les premiers jours qui suivent la pose de la bandelette de thymol qu'une quantité substantielle d'abeilles quitte transitoirement la ruche pour dormir dehors. En cette saison, les nuits devenues trop fraiches risqueraient de les tuer.

Ainsi, nous allons bientôt mettre en œuvre la deuxième étape du traitement biologique que nous avons choisi d’appliquer aux ruches plutôt qu'un acaricide commercial. Il s'agit du dégouttement à l’acide oxalique pendant l’hiver. La dernière phase, estivale, consistera laisser des vapeurs d'acide formique se répandre dans la ruche. Nous vous tiendrons informé du moment où nous choisirons d'intervenir afin que nous puissions le faire ensemble.

Du côté des prédateurs, c'est encore la baisse des températures (sans doute insuffisante encore) qui agit et les frelons asiatiques sont maintenant très rares au rucher.

Comme nous vous le disions déjà le mois dernier, les interventions sur les ruches seront limitées au cours de l’hiver. Si certains d’entre vous ayant adhéré récemment n’ont pas encore vu le rucher et souhaitent le faire, n’hésitez pas à nous contacter pour que l'on organise une visite. Il sera toujours envisageable de profiter d'une belle journée ensoleillée pour vérifier l'état de la colonie et des réserves ainsi que l'éventuelle présence de couvain.

L’association Apis Campus a été invitée ce samedi 5 décembre à participer au colloque des Médecines Complémentaires Non Conventionnelles qui se déroulera dans la faculté de médecine de Nicehttp://omnc.unice.fr/?page_id=241 . Nous animerons un stand pour informer sur l'importance de l'abeille dans notre environnement, les dangers qui la menacent et les vertus de l'Apithérapie. Nous en profiterons pour présenter nos objectifs et vous représenter. Pour ceux d’entre vous que l’Apithérapie intéresse, nous vous conseillons le lien suivant http://vevebm.free.fr/…/B…/Les_bienfaits_de_lapitherapie.pdf.

Sur un plan pédagogique, des démarches administratives ont été entreprises par la direction et un membre de l'équipe enseignante du Collège Matisse afin d'installer 3 ruches sur ce site. Nous avons été très heureux d'être sollicités pour participer à ce projet et que les membres de cette équipe dynamique aient rejoint notre association.

Enfin, nous avons déposé un dossier aux «Les 7èmes Trophées de l'environnement » de la Ville de Nice https://www.nice.fr/…/les-7emes-trophees-de-l-en…/decouvrir…. Résultats en Janvier 2016!

N’hésitez pas à nous contacter si vous avez des questions.

A bientôt et bonnes fêtes à toutes et à tous.

L’équipe d’Apis Campus.

octobre 2015

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Lettre mensuelle octobre 2015 :

L’automne représente traditionnellement la fin de la saison apicole. L’activité des abeilles va diminuant (peu de fleurs restent accessibles, le lierre et l’arbousier sont les principales dans le parc Valrose), la reine pond de moins en moins et les dernières nées vont l'entourer au centre de la ruche pour la protéger du froid.

Mi-octobre nous avons donc réalisé avec certains d’entre vous la « visite d’hivernage ». Nous avons réparti les cadres (8 cadres) de miel de notre ruche la plus forte dans les 4 autres afin d’assurer leur approvisionnement en miel durant l’hiver. Il nous faudra malgré tout certainement nourrir les colonies les plus faibles au cœur de l’hiver avec une pâte sucrée, le candi (http://darrigan.net/blog/calculateur-candi-recette/).
A cette occasion, nous avons également fait une visite approfondie pour vérifier la santé de la colonie et nettoyer l’intérieur des ruches.

La semaine dernière nous avons commencé le traitement au thymol (voir lien http://adaprolr.adafrance.org/…/outil…/thymolconseil2010.pdf) contre le Varroa Destructor. Cela consiste à préparer des bandelettes de papier absorbant imbibées d’une solution alcoolique (1g/ml) de thymol (5g/bandelette/ruche) qu’on place dans les ruches entre cadres et couvre cadre. Les abeilles exfiltrant systématiquement tout corps étranger de la ruche, il faut renouveler ces applications (tous les 3-4j ce qui laisse le temps au thymol d'être efficace) tout en surveillant les varroas éliminés. Ce traitement automnal fait partie des 3 traitements biologiques que nous avons choisis d’appliquer aux ruches plutôt qu'un acaricide commercial. Les 2 autres sont, la fumigation à l’acide formique au début de l’été et l'égouttement d’acide oxalique en hiver. Nos essaims récupérés au printemps ayant été traités à l’acide formique ne présentent qu’une très faible infestation au Varroa. En revanche, les 2 colonies rapatriées depuis la faculté des lettres de Carlone en avril sont très contaminées. Plusieurs centaines de Varroas sont tombés sur les plateaux anti-varroa après traitement. Nous allons donc prolonger le traitement au thymol pendant au moins 21j pour toutes les ruches.

Nous poursuivons également notre chasse quotidienne au frelon asiatique (probablement jusqu’à mi-novembre). Si vous en avez le temps et l'envie, vous pouvez vous aussi passer les chasser : des vareuses sont à votre disposition à l’arrière des ruches ainsi qu’une épuisette et une raquette de badminton : toutes les bonnes volontés sont bienvenues contre ce fléau!

Dans le cadre de la lutte contre le Frelon Asiatique et en collaboration avec le CIVAM Apicole des Alpes Maritimes, nous allons tester des émetteurs destinés à le traquer jusque dans son repaire afin de le détruire.

N’hésitez pas à nous contacter si vous avez des questions, des commentaires ou des suggestions.

Pour ceux qui souhaiteraient adhérer, vous trouverez ci-joint un bulletin ad hoc.

A bientôt.

L’équipe d’Apis Campus.

NB: Apis Campus a été invitée à participer au premier colloque sur les « Médecines non conventionnelles » qui se déroulera le 5 décembre à la faculté de médecine de Nice (Ouvert au public). Nous animerons un stand pour informer sur l'importance de l'abeille dans notre environnement, les dangers qui la menacent et les vertus de l'Apithérapie.

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