Juillet/aout 2016

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Lettre mensuelle des mois de juillet/aout.
 
Bonjour à toutes et à tous.
 
Comme vous l'avez certainement déjà appris par les médias, cette année restera très mauvaise pour la production de miel. En effet, après un début prometteur, le printemps, particulièrement pluvieux, n’a pas favorisé le développement d’un réseau racinaire profond par les plantes, en conséquence de quoi la sécheresse cet été les a rapidement desséchées. Le miel accumulé en début de saison a donc été consommé par les colonies et n’a été stocké à nouveau qu’avec difficulté en raison de la dilution du nectar par l'abondance printanière d’eau dans les sols, le « lessivage » des fleurs écloses suivies d’une floraison estivale courte et peu abondante. La production de miel est donc 40 % inférieure à celle de l’année dernière sur l'ensemble de la France et probablement encore moins sur le département. De notre côté, une rapide évaluation des provisions supplémentaires dans les hausses des deux ruches les plus fortes nous permettrait d’extraire une dizaine de kg de miel. Toutefois, notre objectif étant plutôt de multiplier les colonies au détriment du rendement, nous répartirons, comme l’année dernière, le miel des plus fortes au profit des plus faibles afin de permettre à toutes de passer l’hiver dans les meilleures conditions.
Nos interventions cet été se sont donc essentiellement résumées à combattre le frelon asiatique qui a  fait son apparition avec une bonne quinzaine de jours de décalage par rapport à l’année dernière. Laurent, Thierry L., Jean Yves et Benoît se sont donc relayés pour combattre ce terrible prédateur à la raquette. Nous en tuons actuellement une trentaine tous les matins.

De plus nous avons également eu à faire face à une invasion de fausse teigne (Galleria mellonella) dans plusieurs ruches dont une était fortement touchée. Dans le but de se débarrasser des œufs, larves et papillons dissimulés dans les alvéoles et ensuite ré-introduire le miel et le pollen dans la ruche, nous avons congelé pendant 24h la moitié des cadres infestés après avoir chassé les abeilles (c’est mieux en le disant). Une fois décongelés, nous les avons ré-introduits dans la ruche nettoyée au chalumeau pour éliminer tout œuf ou larve éventuelle et congelé l’autre moitié des cadres. Pendant cette opération, les cadres décontaminés et les abeilles avaient été transférés dans une ruchette. La ruche est désormais exempte de toutes traces de la présence du papillon miteux mais reste particulièrement affaiblie car la reine avait cessé de pondre. Les cadres de miel réintroduits dans la ruche devraient permettre de contribuer à la régénération d’une colonie assez forte pour passer l'hiver . Un reportage sera bientôt disponible sur le site avec des photos des dégâts causés par la fausse teigne et la façon de s’en débarrasser.
 
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Pour clore le chapitre des fléaux, nous nous sommes rendu compte que certaines ruches présentaient une fort niveau d'infestation par le varroa et appliqué un traitement à l'acide formique. Ce parasite est présent dans toutes les colonies, il est exceptionnel de parvenir à s’en débarrasser complètement, voire illusoire de tenter de le faire tant le risque de voir disparaitre la colonie en même temps que la tique est grand, en raison de l’agressivité des traitements. Le jeu consiste donc à limiter le degré d’infestation en dessous d’un seuil dommageable pour les abeilles. L'acide formique étant très volatile au-delà de 20 degrés (il fait encore très chaud en ce moment) nous avons dû adapter le protocole du traitement et utiliser une plaque réfrigérante qui permet une évaporation plus lente de l’acide déposé sur un papier buvard ou une éponge fine et placé sous la ruche à fond grillagé afin d’effectuer ce traitement dans de bonnes conditions (lorsque la ruche ne dispose pas d’un système anti-varroa (grille), le buvard ou l’éponge fine sont introduit par la planche d’envol sous les cadres ou disposé sur les cadres). Une description détaillée de ce traitement est disponible sur le site de l’association.
 
Depuis la dernière lettre mensuelle qui faisait état de la récupération active des essaims et de colonies sauvages (un grand merci à Jean Yves, Thierry et Richard qui sont plus d’une fois venus nous assister sur le théâtre souvent compliqué du sauvetage d’abeille, ont parfois eu à agir seuls dans des conditions périlleuses mais gagnant une expérience inestimable) il est temps de faire un bilan : nous avons cueillis une vingtaine d’essaim ce printemps. Ils nous ont permis de remplir les ruches  de 12 adhérents. Plusieurs essaims installés à Valrose ont continué leur chemin sous d’autres cieux en quittant le rucher, d’autres ont périclité et certains étaient si faibles que nous avons dû les fusionner. A une exception près (désolé Nathalie ;-D), nous avons satisfait les demandes de ceux d’entre vous qui s’étaient manifestés. Aux essaims sauvages que nous cueillerons l’année prochaine, viendront s’ajouter, les essaims artificiels que nous produirons au rucher. Ceux qui souhaiteront augmenter leur cheptel ou démarrer un rucher, nous le préciserons en temps utiles et nous leur réserverons des colonies.
 
Au chapitre des financements : les versements des divers prix que nous avons obtenus au cours de l'année ont été effectués sur le compte de l'association : aussi si vous avez des suggestions de matériel ou d'investissement à faire, nous sommes ouverts à toutes vos propositions.
Nous vous rappelons que l’association participera à la fête du miel à Nice qui se déroulera le samedi 24 septembre à la maison de l’environnement de Nice (31 Avenue de Castellane, 06100 Nice) et à la fête de la Science qui se déroulera au parc Valrose du 12 au 15 octobre.
Enfin, Apis Campus a déjà un an !  Nous vous consulterons donc très bientôt par Doodle pour fixer la date de notre assemblée générale annuelle qui sera clôturée par un apéritif dinatoire.
 
Comme toujours, n’hésitez à nous contacter pour nous faire part de vos questions, de vos suggestions ou de vos critiques.
 
 A bientôt,
 
L’équipe d’Apis Campus.